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La gestation pour autrui, un débat éternel

02/03/2018

 

 

Avec l’accouchement récent de la mère porteuse de Kim Kardashian, et l’engouement qui a suivi : quel est son nom, son sexe, sa bouille… Personne n’a semblé se soucier que ce bébé était le fruit d’une gestation pour autrui, tout simplement parce qu’aux Etats Unis, même si tous les états ne l’admettent pas, c’est quelque chose qui est ancrée dans la société et dans les mentalités. 

À coté la France passe pour un pays un peu vieux jeu. Alors comment deux pays modernes peuvent avoir une vision aussi opposée sur un sujet aussi important? Sûrement en raison de cette différence de mentalité. Tandis que la France est un pays qui reste assez traditionnel, attaché à des valeurs morales et éthiques, les Etats unis sont plus moderne, s’adaptent aux phénomènes de société et sont dans le non jugement; l’exemple de la chirurgie esthétique illustre très bien ce différence de mentalité : l’acte continue à être mal vue en France alors qu’aux Etats Unis cela parait presque « normal ». 

Si la GPA fait autant débat, c’est en raison du rapport à l’argent qu’elle implique (comme à peu près tous les problèmes de la société actuelle). Comment encadrer cette pratique sans qu’elle ne devienne un marché de l’enfant? Ne l’autoriser que quand elle est faite sans contrepartie? Mais comment vérifier qu’il n’y a pas de contrepartie? Il semble normal que la femme ai le droit à un dédommagement, à une indemnisation pour le sacrifice de ces neuf mois. Mais jusqu’à quel point peut-on indemniser? À partir de quel seuil passe-t-on dans le cadre de l’achat? Comment peut-on estimer combien vaut le sacrifice du corps d’une femme? 

 

Encadrer la GPA impliquerait de faire un contrat.

 

Un contrat dont l’objet serait un enfant. Un contrat dont l’obligation principale de la cocontractante serait de mettre à disposition son corps. Et c’est ça le problème, faire une exception au principe de l’indisponibilité du corps humain pour la GPA ne serait que le début de nombreuses autres exceptions qui viendraient s’ajouter les unes aux autres. 

La vraie question est de savoir si une GPA éthique peut exister. Une amie, une soeur, une cousine accepterait-elle de son plein gré de porter l’enfant d’un couple proche qui ne peut pas en avoir? De donner son corps, son mental, ses jours, ses nuits, pendant neuf mois pour quelqu’un d’autre, en en sortant inchangé psychologiquement? 

Si il n’y a pas de doute que certaines le feraient par altruisme, la part qui le feraient pour l’argent, et le risque de marchandisation de l’enfant sont infiniment plus grande. Est-ce que cela vaut le coup d’instaurer un mécanisme qui certes serait respecté par certains mais qui amènerait beaucoup plus de problèmes que de bien?

 

Ce sont deux intérêts à mettre en balance : intérêt privé contre intérêt général, il est donc facile de comprendre qui gagne.

 

Mais à coté de ça, ne pas légiférer en France pousse les gens à aller chercher à l’étranger ce qu’il ne trouve pas en France. Alors à vouloir protéger la potentielle mère porteuse en France a comme conséquence de donner des mères porteuses dans des pays où les conditions de la femme sont complètement bafoués comme en Inde. 

Les couples peuvent aussi aller dans des pays où l’on encadre cette pratique comme au Canada ou aux Etats Unis où des agences s’occupent de faire un diagnostic psychologique de la potentielle mère porteuse, de refuser toutes femmes ayant des problèmes financiers, et toutes celles n’ayant jamais eu d’enfants. Certes, l’encadrement est présent, mais il a un coût (120 000e pour une agence au Canada). L’agence est payée, elle a des « clients » qui viennent pour avoir un enfant. La marchandisation est donc inévitable. 

Enfin le débat sur la GPA en soulève un autre : celui de l’adoption. Le principal argument de ceux qui s’y opposent demande sans cesse « Pourquoi ne pas adopter? ». Mais le problème c’est que adopter est extrêmement difficile, à un point où il est même plus facile d’aller faire une GPA à l’étranger que d’adopter, et c’est ça qui est grave. Il est extrêmement difficile d’adopter dans un monde où tant d’enfants en ont besoin. Des enfants sans parent, des couples qui rêvent d’être parents. Le problème semble avoir sa solution, alors oui, pourquoi aller « créer » des enfants, prendre neuf mois de la vie d’une femme, quand des enfants n’attendent qu’à être adopter. Mais malheureusement, d’un point de vue interne; il est plus facile de créer une loi sur la GPA puisque cela ne dépend que de la politique interne que de convaincre d’autres pays à donner leurs enfants orphelins.

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